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La vérité sur le conflit israélo-palestinien a de plus en plus de mal à se frayer un chemin dans la presse et les médias en général. La guerre à Gaza serait la résultante d’un conflit "éternel" entre juifs et arabes ou musulmans alors qu’on assiste en réalité à un combat de type colonial depuis plus de 60 ans.

Et il convient de s’interroger sur un discours qui n’est pas seulement celui d’Israël, mais du monde occidental et dans lequel le colonisé a toujours tort...

 

 


Dans le drame de la bande de Gaza aujourd'hui, il y a d’abord la morale. Les écoles de l'ONU ou les convois humanitaires constituent-ils des objectifs militaires? Les responsables du Comité International de la Croix Rouge (CICR) déclarent eux-mêmes : "L'armée israélienne n'a pas respecté ses obligations requises par le droit international humanitaire. Le retard dans l'autorisation d'accès aux services de secours est intolérable." Devant le massacre qui s’accomplit, les ONG dénoncent le crime de guerre d’Israël et l'utilisation notamment d'armes au phosphore contre la population civile.

 

La stratégie d’Israël est incompréhensible. Elle cherche à convaincre la population palestinienne que le Hamas la prend en otage, en espérant ainsi priver l'organisation de tout soutien populaire. Mais c’est plutôt le contraire qui se produit sur le terrain…


Le gouvernement israélien avait surtout un agenda très particulier qu’il tenait absolument à respecter, celui de ses propres élections et du changement de président américain. Comme par hasard, les autorités israéliennes ont décidé de commencer un retrait de Gaza, la veille, jour pour jour, de l’investiture officielle a de Barack Obama !


Pourtant, la solution définitive au conflit existe depuis longtemps mais il ne manque que la volonté politique de l’appliquer : décolonisation des territoires, levée du blocus de Gaza et établissement d’un État palestinien.


Et rien ne se fera tant que le médiateur ou arbitre censé être au-dessus de la mêlée seront les Etats-Unis avec la partialité qui les caractérise, la nomination d’Hillary Clinton au poste de chef de la diplomatie américaine par Barack Obama n'étant pas forcément de bon augure…


Durant sa campagne en effet, elle s’est toujours refusé à présenter des excuses pour son vote en faveur de la guerre en Irak, en 2002. En Afghanistan, Hillary Clinton a appelé au déploiement de troupes supplémentaires sur place. Dans le conflit israélo-palestinien, elle a notamment soutenu la construction du mur de protection israélien : “La première priorité de tout gouvernement et d’assurer la sécurité de ses citoyens, et c’est pourquoi je soutiens fermement le droit d’Israël de construire une barrière de sécurité pour se préserver des terroristes", a-t-elle déclaré en 2005.


Pendant que la France et Nicolas Sarkozy ont tendance à gesticuler, pendant que l’Europe se sent toujours aussi coupable plus de 60 ans après l’holocauste, le conseil de sécurité des Nations Unies a adopté, à l'exception des Etats-Unis, la résolution 1860 qui demande un cessez le feu. Ce devrait être le signal, pour le gouvernement israélien, que maintenant, ça suffit !

 


Tag(s) : #Europe - International

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